Dossier aérodrome : une nouvelle réunion du comité permanent

Le mardi 11 octobre 2022, une nouvelle réunion du comité permanent de la CCE Lognes-Emerainville s’est tenue à la sous-préfecture de Torcy, en présence de tous les acteurs pouvant intervenir sur le dossier.

Ainsi étaient présents : M. PLAISANT (Sous-Préfet de Torcy), M. PARIS (conseiller technique – CA Paris Vallée de la Marne), M. KELYOR (maire d’Émerainville), M. BOUNIOL (chef de la division aviation générale et délégué Ile de France – DSAC Nord), M. DELATTE (adjoint au directeur du Bourget – ADP), M. SINEAU (chef de projet bruit des transports Bruitparif), Mme LOUME (présidente de l’ARALE), Mme QUINION (vice-présidente de l’ARALE), M. BARRAU (président du GALE), M. RIEU (secrétaire général du GALE) et Mme CHIMOT (adjointe à la chef du BRCT – Sous-Préfecture de Torcy).

Au cours de cette réunion, plusieurs sujets ont été abordés :

 

Les mesures du bruit autour de l’aérodrome

Le comité a d’abord fait un point sur les résultats des mesures du bruit autour de l’aérodrome. Sur Émerainville, entre le 1er juin et le 30 septembre, entre 120 et 140 survols sont détectés par jour et les mesures relevées ont montré qu’un « niveau moyen de bruit aéronefs par période de 50 dB(A) Lden, avec 1 journée en dépassement de la valeur limite de 55 dB(A) en Lden selon la directive européenne et 81 % de journées en dépassement de l’objectif de qualité de l’OMS de 45 dB(A) en Lden. ». L’analyse des niveaux de bruit aérien ne met donc pas en évidence de différence notable entre les jours ouvrables et week-ends et jours fériés (et donc des plages de tranquillité instaurées).

De plus, sur Croissy-Beaubourg, seulement 75 à 110 survols sont détectés en moyenne par jour. Cette différence entre les deux villes a interpellé le comité, qui s’est demandé si un nombre de vols ne passe donc pas en dehors des capteurs.

BruitParif apporte une première réponse à cette interrogation : les vols sont peut-être trop bas pour être détectés. De plus, la station de Croissy-Beaubourg est localisée dans une zone éloignée des départs face à l’Est. Dans cette configuration, les avions au départ ne survolent pas la station de Croissy-Beaubourg mais survolent en revanche celle d’Emerainville.

 

Les mesures de réduction du bruit

Le comité a validé le projet d’implantation de 2 feux à éclat et du gommage du damier. ADP se rapprochera donc prochainement d’Amazon pour que cette demande soit mise en place. Une attention particulière sera portée au deuxième feu dans la forêt, coté Noisy.

Le comité n’a en revanche pas validé le projet de réduction du tour de piste en phase de décollage car celui-ci crée un risque permanent et supérieur à la situation existante (d’après l’analyse des impacts sur la sécurité des vols réalisée par la DSAC Nord).

En effet, cette étude montre que le projet pourrait non seulement avoir un impact sur la durée de formation des élèves mais elle anticipe surtout un report des nuisances sonores sur les parties est de Malnoue et sud-ouest de Lognes.

Enfin, le comité a demandé aux élus de la CAPVM de développer son projet de variation de circuit à l’est du tour de piste, afin de pouvoir l’étudier et rendre un avis.

 

L’avancement de la classification CALIPSO

Un état des lieux de la flotte de l’aérodrome de Lognes-Emerainville a été réalisé et partagé par ADP. Ce dernier a recensé :

  • 15 organismes (aéroclubs ou privés).
  • 1 flotte de près de 125 avions, représentant 90 % des mouvements constatés.
  • 59 avions entrés dans la classification, soit une augmentation de 25 % par rapport à février 2022 avec 13 avions classés A, 17 avions classés B, 27 avions classés C (sur ce volume, 13 avions école sont éligibles à recevoir des silencieux) et 2 avions classés P.
  • 12 avions non classables, car dérogeant à la réglementation.
  • 54 avions restants à classer, soit 43 % de la flotte actuelle.

La DSAC Nord rappelle qu’une « surveillance renforcée peut être mise en œuvre avec des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait d’agrément » pour les structures ne respectant pas la charte ou la démarche CALIPSO.

Enfin, un manager sera désormais affecté à plein temps sur l’aérodrome afin de compléter le dispositif de communication et de contrôle.

 

L’impact sur les riverains

L’ARALE a porté à connaissance des plaintes des riverains et a demandé à ce que ces derniers soient entendus par le sous-préfet et les maires concernés par le dossier.

Le sous-préfet a répondu favorablement à la demande et a proposé d’organiser prochainement une réunion publique à ce sujet en Mairie d’Émerainville.

L’ARALE a demandé si un dédommagement était prévu pour les riverains impactés par les nuisances qui ont dû faire isoler leur bien. La réponse apportée est la suivante : « Il est rappelé dans un premier temps que les effets des permis de construire délivrés dans les années 80 ne peuvent plus faire l’objet d’un contentieux. Par ailleurs, n’étant pas dans le cadre d’un plan de gêne sonore, aucun dédommagement n’est prévu pour financer l’isolation des biens concernés. ».

 

Une autre réunion s’est tenue au sujet de l’aérodrome le 19 octobre 2022.