DOSSIER : Commissions municipales

Commission municipale action sociale - Compte-rendu

mercredi 6 janvier 2021 – 16h

Commission municipale action sociale

Compte-rendu

Commission en présence de Monsieur le Maire,

élus de la majorité : Madame Fabrigat, Madame Beaudry, Madame Bottasso, Madame Annoqri, Monsieur Bitbol.

élus de l’opposition : Monsieur Huleux, Madame Favory, Monsieur Quinion.

agents communaux : Madame Bathily de la Maison de Famille, Madame Lafin du CCAS et Madame Vendel du CCAS, Monsieur Caulay, DGS, Monsieur Jedrezak.

Monsieur le Maire annonce qu’il n’y a pas de budget à proprement parler pour les affaires sociales mais les élus ont reçu un tableau récapitulant combien coûte ce domaine à Emerainville.

Ce tableau présente les dépenses de : l’épicerie sociale, du CCAS, de la ludothèque, du RAM, du service emploi, de la crèche familiale, de la crèche du petit prince, de la halte-garderie et de l’ALSH. Le tout, salaire compris, s’élève à 3 190 000 euros. Recettes de fonctionnement : 1 100 000 euros.

Monsieur Quinion demande pourquoi les crèches municipales sont inclues dans le coût total.

Monsieur le Maire explique que les crèches ne sont pas une obligation pour les mairies : quand les mairies assurent ce service, il y a un côté social, on aide les parents. A Pontault il y a très peu de crèches… Ils font moins de social que nous. Autre exemple : sur la cantine, la mairie aide les familles (8 euros sur 12 le repas). C’est du social. C’est une vraie question : qu’est-ce que le social dans une commune ? Ce document budgétaire « 100% social » (que nous réalisons pour la première fois à Emerainville), nous donne une idée précise de ce que représente réellement ce domaine. On est très au-dessus des villes avoisinantes.

Madame Fabrigat intervient : il y a plusieurs niveaux dans le social. Il y a d’abord l’aide que la commune apporte en globalité à ses habitants pour leur permettre de payer moins cher un certain nombre de prestations qui ne sont pas forcément obligatoires, des prestations qui permettent aux habitants d’avoir une vie meilleure. Ensuite, il y a un autre niveau : aider les personnes en moyennes ou grandes difficultés (CCAS et épicerie sociale).

Monsieur le Maire : tout ce qui est inférieur au prix de revient (que l’on facture moins que le prix de revient), peut être considéré comme étant du social. 2 000 000 de coût sur un budget total net de fonctionnement de 11 000 000 : ça fait 20 %, c’est pas mal.

Madame Bathily de la Maison de la Famille : en 2020, il y a eu une grosse baisse par rapport à 2019. 12 069 personnes reçues en 2019, 6 920 en 2020. Mais au niveau du RAM et de la ludothèque, il y a une augmentation. L’écrivain public, animé par madame Bottasso fonctionne très bien.

Nous recevons toujours la PMI et la MDS (Maison Départementale des Solidarités). Par rapport au Covid : nous avons maintenu les activités, mais les écoles ne se présentent pas à la Maison de la Famille, c’est l’animatrice qui va elle-même dans les classes. Cela marche très bien : elle se déplace dans les 5 écoles de la commune, dans les accueils de loisirs également (tous les mercredis). Pendant les confinements, les familles s’inscrivaient à l’avance (par téléphone ou mail).

Au niveau du logement : en 2020, nous avons relogé 24 familles, 25 en 2019.

Pour l’emploi : année 2020 difficile, mais 15 personnes ont eu accès à un emploi ou à une formation (ou contrat intérim), 17 en 2019. On y arrive quand même.

Madame Fabrigat insiste sur le fait que les chiffres 2020 ne reflètent pas la réalité. Il faut se reporter à 2019 pour avoir des chiffres « réels ». Elle précise que cette année les Forums emploi n’ont pas pu être organisés. Tous nos partenariats ont été suspendus. On attend avec impatience une « libération des activités ».

La Maison de la Famille est également fréquentée par des seniors (club jeux) le mardi ou le jeudi. C’est un endroit convivial où les gens aiment à se retrouver.

Par ailleurs, Madame Fabrigat raconte qu’une visio-conférence a eu lieu récemment avec les représentants de l’Agglomération concernant les partenariats entre les différentes structures associatives subventionnées (par l’Agglomération). Ces différents représentants ont été étonnés du travail que nous menons sur la commune. On leur a indiqué que ce qui nous manquait le plus sur la commune était un travail plus en proximité avec la mission locale ou avec des associations de réinsertion par l’emploi. On aura peut-être bientôt une antenne… Il y a actuellement un travail sur la fusion des différentes missions locales. Madame Fabrigat affirme ne pas savoir, pour l’instant, comment cela va se passe dans l’avenir.

Madame Bathily donne ensuite les chiffres du RAM, le Relais Assistantes Maternelles : 15 assistantes maternelles, dont 4 de Malnoue, 40 enfants inscrits. La ludothèque : 129 familles inscrites. 7 seniors pour le club jeux. Tous les lundis matin : la halte-garderie, la crèche familiale et la crèche municipale fréquentent la ludothèque sur le créneau du lundi matin.    

Madame Vendel évoque maintenant le bilan de l’épicerie sociale et solidaire (Le panier du cœur) : l’année 2020 a été une année particulière mais l’épicerie a continué de fonctionner quasiment normalement. Rappel : Le panier du cœur est une épicerie et une friperie solidaires. L’épicerie s’adresse aux habitants éprouvant des difficultés financières passagères. Il faut remplir un dossier d’inscription au CCAS (condition : avoir des ressources et des charges). Une commission se réunit pour décider les foyers candidats éligibles. L’épicerie passe un « contrat » avec les bénéficiaires : ils doivent, pendant le temps de « la prise en charge » par l’épicerie, chercher un emploi, réaliser un projet (achat d’une voiture par exemple pour aller travailler), suivre une formation… Il faut qu’il y ait une volonté de « s’en sortir ». Il y a un point régulier tous les 3 ou 6 mois. Les locaux de l’épicerie sont fournis et entretenus par la mairie.

L’approvisionnement en denrées se fait sur « ramasses » à l’Intermarché de Croissy-Beaubourg. Il existe aussi un partenariat avec la banque alimentaire de la Croix-Rouge. Le panier du cœur a eu une subvention municipale en 2018, et depuis 2018 elle n’en a pas demandé parce que la friperie marche très bien (2,7 tonnes de textiles récoltés).

La friperie ouvre une fois par mois (le deuxième mercredi de chaque mois) au grand public. Les dons sont consentis par les Emerainvillois (dépôts en mairie et mairie annexe). Les bénévoles trient et rangent les textiles (ce qu’on ne garde pas va à des entreprises de réinsertion pour du recyclage). La friperie finance une grande partie de l’épicerie.

Sur 2020 : 39 foyers différents accueillis par l’épicerie (79 personnes, équivalent de 9 000 repas distribués). C’est plus qu’une 2019 : 33 foyers.

L’épicerie a besoin d’un réfrigérateur professionnel, c’est un projet 2021. La friperie va, elle, avoir de nouveaux portants « charges lourdes ».

Madame Lafin donne les chiffres du CCAS : diminution par rapport aux chiffres de 2019. Remarque : pendant le confinement, l’accueil n’a jamais cessé, une ligne téléphonique a été mise en place très rapidement.

Monsieur le Maire prend la parole pour rappeler que pendant les confinements, la mairie a fonctionné quasiment normalement. Nous sommes l’une des seules communes de l’Agglo à l’avoir fait.

Madame Fabrigat confirme et salue le travail effectué par les services pendant et après les confinements.

Madame Lafin reprend la parole : elle constate que l’Etat s’est donné du mal pendant les confinements pour garantir les continuités de droits et d’aides aux personnes (prolongement des droits à la sécurité sociale, RSA, chômage) : des dispositifs qui ont soulagé les services de la Ville, les agents ont pu se concentrer sur les urgences, notamment l’accompagnement des personnes isolées et fragiles. 30 personnes se sont inscrites sur le registre : la mairie les a appelés deux fois par semaine durant tout le temps du confinement. On a toujours laissé le service ouvert car nous avons souhaité maintenir le lien avec les personnes domiciliées (qui récupéraient leur courrier directement dans notre service). Il faut savoir que nous domicilions de plus en plus de personnes au CCAS.

En 2019, on avait assuré 4 000 accueils. 3 000 pour 2020. Les gens nous sollicitent plus par mail désormais, ils viennent moins nous voir, les habitudes ont changé.

A côté des dossiers que l’on instruit, il y a l’aide facultative : 13 jeunes ont reçu la solidarité municipale étudiante par exemple (200 euros chacun). 345 personnes se sont vues offrir un colis pour Noël. 65 personnes handicapées ont reçu un chéquier cadoc’ d’un montant de 120 euros.

Pour le registre des personnes isolées et fragiles : 30 inscrits, c’est peu. Il faut faire de la communication pour faire connaître le registre.

Le CCAS demande une subvention de 40 000 euros. Le repas de fin d’année qui n’a pas pu avoir lieu se tiendra en 2021 (à Pâques).

Madame Favory demande pourquoi le RAM est rattaché à la partie sociale et pas à la partie petite enfance.

Monsieur le Maire fait remarquer que rares sont les villes de 8 000 habitants à proposer un RAM. Dans notre esprit, un RAM est un local mis à disposition d’assistantes maternelles indépendantes pour leur permettre de se réunir. Initialement, c’était cette idée-là, simple. En réalité, on a ajouté beaucoup de choses pour permettre d’améliorer les contacts entre les assistantes maternelles et les différents équipements de la Ville comme la médiathèque. Pourquoi le RAM est-il lié au social et pas à la petite enfance ? C’est comme ça… Le rattacher à la petite enfance ? Oui, mais ça ne servirait pas à grand-chose. Nous n’avons que des retours positifs, on continue comme cela donc.   

Madame Favory explique qu’elle trouve que c’est une question de logique. Tous les RAM qu’elle connaît font partie de la petite enfance.

Madame Fabrigat explique que la CAF a demandé à la Ville d’étudier la possibilité de rallier une autre ville (de petite strate) à notre RAM. L’objectif serait de gonfler les effectifs d’assistantes maternelles fréquentant l’établissement. On a demandé à Croissy-Beaubourg. Nous attendons leur réponse.

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