DOSSIER : Commissions municipales

Commission municipale développement économique - Compte-rendu

mercredi 6 janvier 2021 – 15h
Commission municipale développement économique

Compte-rendu

Commission en présence de Monsieur le Maire,

élus de la mojorité : Monsieur Bitbol, Madame Fabrigat, Madame Beaudry, Madame Maah, Madame Bottasso, Madame Annoqri,

élus de l’opposition : Monsieur Huleux, Madame Touchard, Monsieur Quinion, Monsieur Courtois,

agents communaux : Monsieur Caulay, DGS, Monsieur Jedrezak.

Monsieur le Maire commence la réunion en expliquant que l’objectif est plus de faire le point sur l’actualité économique de la Ville que de dresser un prévisionnel financier. La situation est difficile pour les commerces, partout à Emerainville, notamment à Malnoue, sur la place de la mairie, dans l’allée commerçante d’Intermarché (commerces qui fonctionnent quand même mieux qu’en ville). Des choses sont-elles possibles pour aider les commerçants ? Peut-être, mais à priori, ce n’est pas du ressort de la Ville (Etat et Région) (subventions de 1 500 euros pour les petits commerçants, aide qui monte à 10 000 euros désormais, ou emprunts sans intérêts sur 4, 5 ou 6 ans). D’après les données transmises par l’Intercommunalité, trois entreprises d’Emerainville ont eu droit à des aides (une entreprise de sécurité de locaux professionnels, une profession libérale et une autre SARL).

Monsieur le Maire constate qu’il y a donc peu d’entreprises de la ville à avoir bénéficié de ces aides. Il regrette que la Ville ne puisse pas faire grand-chose : pas de réductions sur le foncier, réductions possibles sur les panneaux publicitaires, mais cela représente peu…

Monsieur Quinion dit que les commerçants ne se plaignent pas.

Monsieur Bitbol demande à M. Quinon s’il a été voir tous les commerçants ? M. Quinion répond que non.

Monsieur Bitbol raconte que trois commerçants ne sont pas contents car ils n’ont pas encore reçu les aides.

Monsieur le Maire affirme que les problèmes commerciaux se situent surtout au bourg : l’allée commerciale d’Intermarché est affectée par la crise, mais moins que les commerces du bourg. A Malnoue, un problème majeur se pose : l’absence d’un pharmacien. Il manque aussi une supérette. Problème pour la pharmacie : en France, on ne peut pas avoir de pharmacie sous 4 000 habitants, à Emerainville, nous comptons 8 000 habitants, la ville a donc deux pharmacies. Leurs implantations posent problème : les deux sont dans le bourg, et il n’y en a donc pas à Malnoue. Le Maire annonce être en contacts réguliers avec l’ARS sur ce sujet : l’agence régionale de santé affirme que les transports entre le bourg et Malnoue étant opérationnels et efficaces, il n’y a pas de besoin spécifique d’implantation à Malnoue. Le Maire cite l’initiative de M. Huleux qui a discuté du sujet avec la pharmacie du bourg : cette dernière serait intéressée par l‘organisation et l’animation d’un dépôt de médicaments (dépôt en point de distribution) à Malnoue. Pourquoi pas…

Le Maire évoque la possibilité éventuelle de voir la pharmacie de l’Intermarché s’installer à Malnoue… A voir. Monsieur Bitbol confirme et explique qu’elle serait peut-être prête à le faire si la Ville l’aidait à s’installer à Malnoue (aide sur le local commercial).

Monsieur le Maire explique qu’il est difficile de trouver des locaux. Ceux de la place Saint-Just appartiennent tous à la même personne : elle ne veut pas vendre pour le moment. Les gérants du restaurant chinois vont peut-être vendre (ils sont aussi propriétaires du tabac / loto de la place Saint-Just). Au château, le promoteur nous avait proposé de mettre une supérette, une pharmacie etc. mais les copropriétaires du Château semblent refuser.

Monsieur Quinion souligne qu’on ne peut, de toute façon, pas mettre de commerces au Château.

Monsieur le Maire répond que si, on peut, si on change le Plan Local d’Urbanisme, et c’est le cas !

Monsieur Quinion rétorque : on ne peut pas modifier le PLU !

Monsieur le Maire répond que si, on peut !

Monsieur Caulay explique que les Villes n’étaient plus autorisées à modifier les PLU pendant un certain temps sauf à tomber sur un PLUI (PLU intercommunal). Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Monsieur le Maire ajoute que l’Intercommunalité encourage les Villes à modifier leur PLU. Le PLU changera donc… et l’implantation d’un commerce au Château sera alors possible. Le Maire a proposé à la copropriété du Château d’organiser un référendum sur ce sujet. Il précise que si des commerces s’installent au Château, ils seront accessibles à l’extérieur de la copro, accessibles donc à des clients n’habitant pas la copro.

Monsieur le Maire annonce également être favorable à accompagner l’installation d’un nouveau boulanger. Mais le local commercial devra être pourvu d’une cheminée, c’est une contrainte.

Monsieur Bitbol rassure le maire : il existe désormais des boulangeries sans systèmes de cheminées compliqués (fours sans gaines particulières). Aujourd’hui, on peut monter une boulangerie dans un local avec une simple gaine.

Monsieur le Maire prévient : l’installation d’une boulangerie dans une copro peut poser des problèmes, d’odeurs par exemple.

Il ajoute que le projet général est simple : on veut des commerces à Malnoue. Malnoue est au même niveau que le bourg en gros (niveau culturel avec l’aménagement de Guy-Drut par exemple, niveau sportif : même niveau que le bourg), reste à installer des commerçants ! On a rétablit l’équilibre. Seuls les commerces manquent. Ça ne se fait pas d’un claquement de doigts.

Madame Fabrigat précise que les commerces doivent tenir dans le temps, c’est le plus compliqué !

Monsieur Bitbol confirme et raconte qu’il connait énormément de commerces ouverts ces deux dernières années (avec des jeunes par exemple qui ont pris des crédits en caution personnelle) qui s’effondrent actuellement. Développer un commerce d’ici la fin du Covid : c’est impossible, ce n’est pas le moment.

Monsieur le Maire rassure : on ne fera rien pour le moment, bien sûr, mais il faut préparer l’avenir.  Je suis intimement persuadé qu’un boulanger ou un pharmacien à Malnoue, même en temps de crise, ça marcherait très bien ! Un café, ça serait autre chose. Problème de « La Gascogne » : on va finaliser la vente. Il faut savoir qu’une mairie a trois ans pour revendre un fonds de commerce qu’elle a acquis.

Madame Beaudry rappelle qu’un cabinet de santé s’installe aussi à Malnoue.

Monsieur le Maire confirme que les professions libérales et médicales sont bien représentées à Malnoue.

Monsieur Huleux demande : si on parle de projet à un an, voire plus, il y a le projet de bar tabac de Malnoue.

Monsieur le Maire répond que c’est cet établissement que la Ville souhaite acheter.

Monsieur Huleux explique que des commerçants ont perdu leurs affaires… Ces professionnels ont des savoir-faire. Pourquoi ne pas imaginer une épicerie participative ou une épicerie/boulangerie dans les locaux du bar ?

Monsieur le Maire rappelle que sur la place Saint-Just, il y a un droit de préemption : tout ce qui se vend niveau commerces est préempté par la Ville. Cela permet de choisir les locaux que l’on veut et d’y associer des personnes que l’on connaît (la Ville est intéressée par les murs, pas par les fonds de commerce). Dès que nous aurons les murs du bar tabac, nous rechercherons un porteur de projet (pharmacien, boulanger) : j’aurai du concret, j’aurai un établissement à nous, disponible.

Monsieur le Maire évoque l’ancien monastère : il a été vendu. Dans un premier temps, une personne voulait y créer une entreprise avec des logements : on lui a dit non, c’est impossible, on ne peut pas. Ensuite, une autre société a voulu acheter : le porteur de projet voulait y mettre 150 étudiants. Ce n’était pas possible non plus, car on ne peut pas construire.

Il y a aussi l’Hébergerie : le lieu a failli être squatté une fois par une vingtaine de Roms. La Police Municipale est intervenue. L’installation n’a pas eu lieu. Ils sont actuellement sur la Plaine de Gibraltar. Cette situation est inquiétante.

Que faisons-nous du monastère et de l’Hébergerie ?  Si on les achète, qu’en faisons-nous ? Pour l’ancien monastère, il nous faudrait un industriel qui y mettrait ses bureaux, mais pas d’habitation.  A l’Hébergerie  et au faisan doré : pareil.

L’Hébergerie est à vendre : l’ancien propriétaire aimerait vendre à un prix qui sera de toute façon beaucoup plus élevé que le tarif auquel la mairie peut prétendre (en tant que mairie, nous faisons appel aux Domaines qui donnent des prix justes).

Monsieur le Maire évoque la zone ZAC Paris-Est où il y énormément de locaux vides. Problème d’installations potentielles de Roms. Nous, nous avons actuellement entre 300 et 400 personnes : ils sont chez eux, nous ne pouvons pas rentrer. Un référé d’expulsion est passé, mais nous n’avons pas la date de l’expulsion effective (nous sommes en hiver).

Monsieur Huleux relève que dans les perspectives d’attractivité il y a aussi l’ancien mas qui borde le monastère et le grand terrain où il y a des arbres remarquables. Il serait intéressant de voir… Ce bâtiment pourrait accueillir des séminaires. Je ne pense pas qu’à Malnoue il y ait suffisamment de potentiels de clients pour faire vivre une boulangerie, il faut qu’il y ait un apport extérieur… D’où l’idée des séminaires organisés dans l’ancien mas.

Monsieur le Maire émet un bémol : il est d’accord, mais la situation changera quand le programme du Château de Malnoue sera terminé (il tarde un peu). Malnoue sera attractif pour les commerçants à ce moment-là. L’avenir de Malnoue passe par des activités tertiaires : nous avons tout ce qui faut.

Monsieur Bitbol évoque la possibilité d’une boulangerie ambulante, comme un camion à pizza. Un boulanger à Roissy qui sera prêt à investir dans une camionnette avec four. Il attend que le château soit habité. D’ici l’été, il demandera un emplacement à la mairie. Il envisage aussi un marché sur la place Saint-Just avec des artisans et des commerçants bios. Cela se ferait le samedi car il n’y a pas de marchés dans les villes voisines le samedi. Le projet se mettra en place après le Covid, bien sûr.  

Monsieur le Maire parle maintenant de LIDL : Le terrain devant IBIS appartient à la société Pillos qui veut revendre ce terrain. Pillos affirme que la mairie n’a pas respecté la loi en installant des tonnes de terre pour rendre inaccessible le terrain. Pourtant, nous avons les papiers qui prouvent que Pillos était d’accord avec la mairie pour installer cette terre. Aujourd’hui, Pillos demande à ce que la mairie enlève cette terre, à ses frais. Il est hors de question que nous enlevions cette terre que l’on a dû mettre contraints et forcés.

LIDL semble intéressé, il est prêt à mettre le prix qu’il faut.

Reste à savoir ce que cette implantation de LIDL pourra entraîner en termes de concurrence, notamment pour Intermarché. Il y a peut-être une différence de clientèle. A voir.

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